mardi 3 juillet 2012

Chronique : Delirium (Lauren Olivier)

Titre VF : Delirium, Livre I
Titre VO : Delirium
Auteure : Lauren Olivier
Black moon, Grand format, 450 pages, 16 euros
Sortie française :  2 Février 2011 (2 mars 2012 pour la nouvelle couverture)

Synopsis :

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »




Mon avis :

Holala... On n'arrêtait pas de me dire de lire ce livre... et comme d'habitude, j'aurais vraiment dû le lire avant ! Bien sûr si pour moi, il frôle le coup de coeur, je peux aussi comprendre pourquoi certain ne l'ont peut être pas aimé.

Ce livre est une petite merveille. Au tout début, j'étais intrigué, je me disais que l'univers créé était original, dans le sens où l'on considère  l'amour comme la pire des choses, une maladie mortelle, terrible. Elle tue. Point. Sauf que ce qu'ils ont oublié, c'est que si elle peut tuer, elle peut aussi sauver.
 Au début de cette histoire, c'est vraiment très long, on met un peu tout en place, on répète des choses pour appuyer sur leur forces, leur importances. Malgré le côté un peu long, j'avoue que c'est un vrai délice de lire tout ça. C'est très descriptif et pensif, mais Lauren Olivier écrit comme une déesse, sérieusement, elle a une écriture enivrante, tel du miel qui s'enroule dans notre bouche, les mots tournent dans notre tête. Des fois, elle écrit des phrases... tellement belles. Elle arrive à nous prendre dans l'histoire, ainsi, dans le passé de Lena, son histoire, dans ce monde, elle transforme un petit détail insignifiant - un lacet de chaussure, usé, par exemple - en une choses merveilleuse et déchirante.

Tout d'abord, en plus de la situation déchirante de Lena, par son passé, l'auteure nous déchire avec les lois de son monde, son enfermement. C'est juste... la pire des injustices, ça nous fait sortir de nos gonds, nous insurger, nous indigner. En effet, l'amour a été éradiqué, à partir de 18 ans, les ''vulnérables'' en sont guérit, il vivent dans le plus grand des bonheurs, sans douleur, sans haine, sans amour, indiffèrent. Vous êtes apparié à un garçon, ou une fille, de votre statut, et voilà, on choisit combien d'enfants vous aurez, etc..  La population est tellement embrigadée, que l'amour est craint, si on aime, on est malade, le ''protocole'' cette guérison, est la seule solution, la meilleure, et on l'attend avec impatience. Nous lecteurs qui vivons dans ce monde, on crie. Quand on nous dit ''avant, l'amour tuait, c'est à cause de ça que les vols, les crimes, les accidents, l'alcool, la drogue, les suicides, tout ça, existait.'' En même temps ça s’appelle vivre, c'est ce qui fait que la vie à sens, qu'elle vaut la peine, c'est souffrir.


Mais Lena était embrigadée elle aussi... bien que le passé de sa mère, soit fort tumultueux..  Le protocole était ce qui lui était destiné, elle deviendrait heureuse et ne souffrirais plus jamais, point. J'aimais assez Lena, parce qu'elle est simple, au début elle est contre l'amour, comme la plupart des gens, mais, au fils du livre, elle évolue, bien qu'elle reste une héroïne, pour le moment... passive. Si l'action n'est pas présente-présente, il y a de nombreux passages apporte quand même de petites actions à l'histoire, elle n'est pas si terne, bien au contraire.

Tout le roman n'est que force, force de pensées, puis force... d'amour. Et oui, quand on ne connait pas l'amour, on ne peut pas le regretter, mais quand on l'a connu, le vrai, le puissant... C'est autre chose. On se battrai jusqu'à sang, pour. On mourrai, pour.
C'est ainsi que quand Lena le connais.... elle doit le cacher, car si les gens le savent, elle peut finir mal, très mal. Là, vous ne pouvez pas pleurer, pas parler à un garçon vulnérable, pas le toucher, s'embrasser est comme le pire des crimes, seuls les invulnérables le font,et entre, chastement. C'est profondément diffèrent de se qu'on connait, et c'est dur de s'imaginer à la place de Lena, j'ai essayé et c'est un dur sentiment de frustration qui m'a envahi...

Mais, malgré cela, dans ce livre, on apprend aussi autre chose, ou le réapprend : l'amour, l'amour et ses merveilles. L'amour qui rend les choses si belles, même si à la base elles ont été décrétés laides, l'amour qui vous fait voir le monde meilleur, qui vous fait perdre les pédale, si simple est-il, il est plus puissant que tout.

Delirium est un livre qui va trifouiller les tréfonds de votre âme, et vous fait vous poser des questions, brûlantes, qui ébranle vos fondements.


L'amour, la vie, pourrait se résumer à Alex, ce garçon des labos, aux cheveux aux couleurs des feuilles en automnes, aux yeux de miel, et aux chaussures avec les éternels lacets d'un bleu pétant. Alex est, comment dire, la tache orange vive dans ce monde aux couleurs ternes. Il est unique en lui même, unique dans ce que j'ai pu voir,et unique dans ce monde. Alex est la liberté, la nature, en lui même, et il nous fait tourbillonner, miroiter des merveilles, un amour, et l'espoir. Parce qu'en sa présence, c'est une autre Lena que l'on a... (oui, oui, j'ai un énorme coup de foudre pour le personnage d'Alex...) 


C'est un petit bouquet de cruauté pas les nombreuses faces pas très très jolies, de ce monde, et d'amour, par tout ce qui contre les lois, tout ce qui est vrai face au mensonge. 

C'est une histoire terriblement belle.  

Si on peut trouver donc le récit lent, malgré quelque grain de sel, ici et là , il reste d'une merveilleuse beauté en lui même, par contre... A 100 pages de la fin, gros boum ! là, le livre, je ne l'ai pas lâcher, vous pouvez me croire, impossible, il fallait que je sache... et durant ces 100 dernières pages, la frustration est à son comble, insoutenable, et les actions s'enchainent, et la fin est incertaine, impossible de savoir. On espère, on espère, tellement... Lauren Olivier est maitre dans cette art, croyez moi. Et la vrai fin, en gros la dernière page... Mon dieu, je crois je jamais m'en remettre (grosse envie de crier Alex, mais je me suis retenue) Bref, L'auteure nous quitte dans un bel éclat, terrible, qui a un effet radicale sur moi : je pense que je vais rêver du tome 2 jusqu'à ce que je puisse enfin le lire!

le + : Lauren Olivier a créé un monde, jusque dans les moindre recoins, et donc dans les moindres textes, en effets, les en-tête de chaque chapitre sont une citation , proverbes, extraits de la constitution, des fondements, de livres ''d'état'' Bref, tout y passe, et c'est vraiment toute la société qu'elle nous a monté avec un grand brio !


Petites citations (enfin celles que j'ai retenues début, parce que le livre en lui même est une grande citation sur l'amour et la vie...) 

"Ce mot est à peine plus supportable que celui qui m'a accompagné pendant des années, à la mort de ma mère, pareil au sifflement d'un serpent venimeux, laissant du poison dans son sillage : suicide. Un mot fuyant, un mot que l'on murmure, que l'on marmonne, que l'on crache, un mot que l'on souffle entre deux pomme placées en coupe sur sa bouche ou que l'on susurre derrière une porte close. il n'y avait pas dans mes rêves que l'on pouvait le crier à plein poumons." 

'' Voilà la raison de son mutisme. Tous les autres termes de son vocabulaire se sont éclipsés par ce mot unique; trop grand, dont l’écho occupe encore les recoins sombres de sa mémoire. Maman."

*possibilité de spoilers* 

" J'ai un secret. Erigez des murs jusqu'au ciel, et je trouverai le moyen de m'envoler pour les franchier. Essayez de m'immobilisez avec cents milles bras et je trouverai le moyen de résister. [...] A refuser d'abandonner tout espoir. A refuser de garder les pieds sur terre. A aimer dans un monde sans murs, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur. 
  Je t'aime. Souviens-toi. Ils ne peuvent pas nous enlever ça." 


Petite informations : 

Un trailer interactif, super sympa ici (en anglais) 
Et Lauren nous parle ici  un peu de son livre (en anglais)  


Delirium est une trilogie, dont le second tome es sorti en France en mars, et la couverture du dernier nous as été révélé récemment en VO (mais c'est la même en VF)  Je vous mets les deux, à gauche le tome deux en français, à droite le tome trois en anglais.






 
Il existe aussi une nouvelle nommé Hana qui se situe entre les deux romans.  Elle permet de découvrir le personnages d'Hana, sans Lena, bien que le récit se passe dans le premier tome. 






L'auteure a aussi écrit un autre roman, qui je dois avouer, me tente énormèment, aux éditions Black Moon toujours : Le dernier jour de ma vie 

Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour changer votre destin ?" Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?


Quelques mots sur l'auteure :  

Titulaire d’un diplôme de philosophie et de littérature à l’université de Chicago, Lauren Oliver a ensuite suivi une formation en arts à l’université de New York. Elle a brièvement travaillé comme assistante d’édition chez un éditeur new-yorkais, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

4 commentaires:

  1. pfiou que j'aimerai le lire ce livre, il est dans ma pal d'ailleurs, mais je ne sais pas quand j'aurai le temps de le lire ...

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    1. J'espère que tu pourras le lire bientôt !

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  2. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa DELIRIUM !!! Je suis vraiment heureux qu'il t'ait plu !!! Ce roman est génial ♥.♥ !!!

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    1. Oui, j'étais septique... mais non ! une merveille ! :)

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