dimanche 8 juillet 2012

Chronique : Le théorème des Katherine ( John Green)

Titre VO : An abundance of Katherines
Titre VF : Le théorème des Katherines
Auteur : John Green
Nathan- Grand Format- 14 euros 50-  279 pages
Sortie Française : 3 mai 2012






Synopsis : 

 Pour Colin, jeune homme surdoué, la femme idéale s’appelle Katherine. Il est sorti avec 19 Katherine… et s’est fait larguer chaque fois.
Lorsque sa 19ème Katherine le quitte, il part noyer son chagrin dans un voyage avec son ami Hassan. Alors qu’il élabore une formule mathématique pour prédire la date de rupture avec sa prochaine Katherine, une rencontre va remettre en cause son idéologie de l’amour. Et si l’amour ne respectait pas le théorème des Katherine ?

Mon avis :

J'étais tentée par ce livre du seul fait que John Green en soit l'auteur. Après avoir lu Flocons d'amour, et une nouvelle de lui (et avoir adoré) j’étais partie pour lire Le théorème des Katherine, bien que le résumé m'intriguait bizarrement.

19 Katherine ? J'avais envie de plaindre Colin en lisant ce résumé..  C'est ce qui m'a donné envie de lire ce livre, l'étrange "malédiction" des Katherine. Si pour moi, cette histoire de John Green n'égale pas la nouvelle que j'avais lu, je m'attendais à moins aimer encore que ce que j'ai aimé ce roman !

Le style de l'auteur est très particulier, son histoire est particulière, étrange, un brin fofolle par de nombreux points. Elle nous emmène dans quelque chose de rocambolesque, à peine croyable, mais tout au long du livre, j'ai bien rit avec Colin, Hassan et Lindsay.. C'est aussi un humour particulier, mais fort agréable. La plume de l'auteur est simple, facile à lire. Ses phrases ont parfois de drôles de tournures, mais c'est ce qui fait que le théorème de Katherine est unique, spécial.

L'histoire en elle même peut être difficile à comprendre au début, mais on se rend vite compte qu'elle est bien plus facile qu'on ne le croyait. On commence avec un Colin, garçon surdoué travaillant 10 heures par jour, qui vient de se faire largué, pour la dix-neuvième fois, par la dix-neuvième Katherine avec qui il était sorti. Mais cette Katherine là est particulière, c'est ce qu'on l'on comprend tout au long du texte, et au milieu une révélation nous est faite, bien étonnante, d’ailleurs ! Donc, au départ, à Chicago, Colin est effondré, et pour le remettre sur pieds, Hassan, son meilleur ami, qui tout au long n'a de cesse de nous faire rire avec ses plaisanteries et ses phrases sérieuses, mais c'est Hassan, une force particulière sort de ce personnage, qui déteint dans l’histoire, alors qu'au tout début, Colin peut nous paraitre Fade.

Ainsi, nos deux amis partent en vadrouille en voiture, et atterrissent à GutShot, Tennessee. Ce qui devait être qu'un petit tour touristique va se prolonger en travaux estivaux, et ça pour le meilleur...ou le pire.

Le début peut paraitre lent, du fait du manque d'action, c'est ce qui semble être, comme dirait Lindsey, une histoire sans milieu, un début, une fin, mais pas de trame, pas une vraie histoire..  Le début ce concentre sur Colin et son théorème, il veut alors prouvé qu'il y a un lien entre toute les Katherine qu'il a connu, et plus encore, qu'on peut deviner l'avenir d'une relation amoureuse... On tourne entre défaites et réussites interrogations... entrecoupé par la vie courante, les petites histoires des habitants de Gutshot, étonnantes, mais plaisantes.

 La deuxième partie de l’histoire devient bien plus intéressante, le théorème s'affine, et même si on ne peut pas comprendre tout les chiffres mathématique, on peut comprendre le fils conducteur de ce théorème.On retrouve plus d’éléments de la vie courante, qui pourrait réellement nous arriver et moins de choses incongrues, même si celles-ci font du livre, une histoire originale. On apprend aussi à apprécier davantage les personnages, Colin, le fade, devient intéressant, et Hassan le large blagueur toujours là, Lindsey la sédentaire fille banale, qui est devenue belle, tout ces personnages qu'on a peu l'habitude de rencontrer, et qui gagne notre affection, comme Hollis, la mère de Lindsay, tout autant amusante qu'Hassan. Des personnages comme la bande d'amis à Lindsay, secondaires, nous énervent, puis nous paraisse banals, tout en donnant à l'histoire le petit truc dont elle avait besoin.

Tout au long du texte, on attend que John Green nous donne de l’histoire, de la vraie, avec un trame... et il nous satisfait enfin, un début, une fin, et un fils conducteur, rocambolesque, original, étrange, amusante, voilà comme il est. Hautement Inhabituel, la fin parait plus douce, plus logique que le reste. Quand on passe tout le livre en entier à se demander si la vie peut ou pas n'être qu'un théorème, si tout est prévisible, suivant des équations, et formules mathématiques... on obtient une réponse, une réponse qui nous satisfait et qui nous emmène vers une fin, remplie de Katherine, et en même temps, dénudé d'elles. 

Une jolie fin où Colin change, Lindsay aussi, et même un peu Hassan. Car tout ce voyage, ces jours vides et las,et ces jours remplis d'action et de mathématiques n'ont pas servit à rien comme on pourrait le penser, ils ont servit à construire une morale à une histoire qui paraissait ne pas en avoir, pourtant, elle en a même plusieurs. Des morales sur la vie, que Colin et tout les autres personnages nous apprenne bien originalement.

Donc pour conclure, ce roman était une histoire originale, qui sort un peu du lot, qui nous donne une autre vision, peu vu de la vie, comme une formule mathématique. 


Petites citations:

" Cette fille embrasse comme un aspirateur à âmes"

" J'ai trouvé quelque chose. On ne peut pas prédire l'avenir "

"si l'avenir dure toujours, il finira par nous avaler, tous."


Petites informations :

Le théorème des Katherine a été publié pour la première fois en 2006,les deux couvertures VO ci dessous :


Quelques mots sur l'auteur : 
 
John Green fit ses études à l’Indian Springs School, un pensionnat près de Birmingham Alabama. Il fut diplômé en 2000 du Kenyon College d’un double cursus en Anglais et en Religion. Son premier livre, Qui es tu Alaska ? (Looking for Alaska) est largement inspiré de cette époque.
Ses études finies, il s’installa à Chicago, où il travailla pour Booklist Magazine, un magazine de critique littéraire. Il y analysa une centaine de livres, tous genres confondus : de la fiction, des œuvres sur l’Islam ou encore sur des frères siamois. Puis, il vécut àNew York City pendant deux ans tandis que sa femme terminait ses études supérieures. Les critiques littéraires de John Green furent également publiées dans leNew York Times et le magazine en ligne KnotMag (désormais fermé.) (source Wikipédia)

Aujourd'hui il écrit, et en ai à son quatrième roman, The Fault in our Stars

1 commentaire:

  1. Je viens tout juste de publier une critique de ce roman sur mon blog! J'ai trouvé la tienne très intéressante! Si ça t’intéresse, passe faire un tour!
    Bisous, Megan

    http://theprivatemode.blogspot.com

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