mercredi 8 mai 2013

Fan Art : Death Note (Riuk, Light, L, Misa, Rem)



Aujourd'hui un nouveau Fan Art ! comme je les appelle, parce que je n'ai pas vraiment de nom, pour...

Certain connaîtrons peut être il s'agit là d'un anime Japonais (tiré d'un manga éponyme, et qui a donné naissance à deux film du même nom encore une fois.) Donc sur Death notre, un Anime que j'aime beaucoup, voilà une peinture fait un peu à la va-vite, mais je l'aime quand même bien :) de gauche à droite les personnage sont : Ruik (dieu de la mort), Kira ou Light yagami, ou encore le second L (oui, sur le modelé il avait les cheveux violet, que voulez vous ^^); L ou Ryusaki, Misa, et Rem (dieu de la mort) je m'excuse si les nom son mal orthographié, mais vous comprendrez que ce n'est pas si simple à écrire!

Date de finition : 29/04/2013  
Temps : 7-8 heures
 Papier utilisé :L'équivalent des Canson mais de la marque Auchan
Taille finale du dessin (après découpe) :   largeur : 32 cm ; longueur : 24 cm
Peinture utilisée : Pébéo, studio, acrylique, high viscosity
Pinceau : 6 et 4


Je fais aussi toute sorte de dessin (portrait essentiellement) avec photo (je me sert surtout de Photoshoot d'acteur, mais une photo c'est aussi bien). Vous pouvez me contacter à cette adresse cameronkessler@hotmail.fr (Pour une demande, une question...)

Pour plus d'autre Fan Art, je vous invite à aller faire un tour dans la catégorie qui leur est consacrée :  Fan Art & cie

Commentaire Littéraire : Zola - La bête humaine (L'accident de la Lison)

http://www.renfoscolaire.net/images/la_bete_humaine_zola.gif Encore un petit commentaire littéraire, ici sur un court extrait de la Bête Humaine, de Zola, pour prouver que ce roman, est un roman épique. (ou du moins l'extrait!)

"On n'entendais plus, on ne voyait plus. La Lison, renversée sur les reins, le ventre ouvert, perdait sa vapeur, par les robinets arrachés, les tuyaux crevés, en des souffles qui grondaient, pareils a des râles furieux de géante. Une haleine blanche en sortait, inépuisable, roulant d'épais tourbillons au ras du sol, pendant que du foyer, les braises tombées, rouges comme le sang même des entrailles, ajoutaient leurs fumées noires. La cheminée, dans la violence du choc, était entrée en Terre; à l'endroit où il avait porté, le châssis s'était rompu, faussant les deux longerons; et, les roues en l'air, semblable à une cavale monstrueuse, décousue par quelque formidable coup de corne, la Lison montrait ses bielles tordues, ses cylindres cassés, ses tiroirs et leurs excentriques écrasés, toute une affreuse plaie bâillant au plein air, par où l'âme continuait de sortir, avec un fracas d'enragé désespoir."


La bête humaine, roman célèbre d'Emile Zola, écrit en 1890, dix-septième volume de la fameuse série des ''Rougon-Macquart'', se concentre sur le milieu ferroviaire, et la justice, à travers celui si, Zola avec un but qu'il énonça ''Je voudrais quelque chose d’hallucinant, d’effroyable, [...], qui reste à jamais dans la mémoire, qui donne un cauchemar à toute la France." Pour se faire, Zola utilise de nombreux moyen, et comme nous allons le voir dans un court extrait, Zola met dans son écriture toute la force dont il est capable, et transforme quelques lignes en un récit épique, en se basant sur une description réaliste, avec un regard poétique. Nous verrons tout d'abord les caractéristiques humaines qui sont attribué à la Lison, puis la force de destruction octroyé au récit.

Nous avons affaire dans cette description de la ''mort'' de la Lison, à une description réaliste, détaillée, on pourrait se croire devant ce tragique spectacle, tant Zola est pointilleux, mais bien plus que ça, Zola va forcer notre compassion, nos émotions envers cette Lison, avec une description en image de l'humain, il personnifie la Lison en un humain, et ainsi, on est de plus pris par le récit. C'est avec des attributions comme ''renversée sur les reins, le ventre ouvert, des souffles qui grondaient, pareil à des râles furieux d'une géante." qu'on peut presque voir une femme à l'agonie sur les rails. Renforcé encore par des images tel que '' haleine blanche'' pour la fumée, tant de métaphore qui humanise la machine. On remarque aussi la comparaison des braises qui tombe de la machine, avec du sang, qui coule d'une plaie, lentement  : '' Les braises tombées, rouges comme le sang même des entrailles'' Les entrailles rajoutent l'image que la machine est ouverte jusqu'au tripes, au cœur, à ses boyaux, il y a une perspective viscérale. On peut aussi y voir une personnification de la bête, en rapport avec le titre ''la bête humaine'' en référence au mot ''cavale'' notamment. La dernière phrase ''Par où l'âme continuait de sortir avec un fracas d'enragé désespoir.'' nous ramène encore à cette dimension humaine, comme le dernier râle que donnerait quelqu'un avant de mourir, avec toute son âme, tout son espoir de survie, bien que vint. On peut également voir dans cette phrase la force insufflé par Zola dans son texte qui nous donne une impression de chaos, comme cette accident était gigantesque . On a l'impression que notre âme est elle aussi happé, car cette force vient elle aussi nous prendre aux entrailles. Elle s’opère aussi par un champ lexicale du désastre, de la destruction '' renversée, ventre ouvert, arrachés, crevés, râles furieux, violence du choc, entrée en terre, rompu, roues en l'air, cavales monstrueuse, décousues, formidable coup de cornes, tordues, cassés, écrasés, affreuse plaie baillant '' On peut noter le nombre important d'adjectifs de la destruction, de l'horreur de la scène utilisé dans ce court extrait, tout différent, mais tous aussi fort. Cette diversité renforce l'horreur, à chaque fois, c'est quelque chose d'encore plus affreux que l'on aperçoit. La phrase d'ouverture : '' On entendait plus, on ne voyait plus.'' est comme une chute qui advient au début, elle appuie sur le fait, que tout est fini, sur le tragique du moment, elle ferme toute option, avec une force de frappe subtile. Les éléments de la Lison, son en si mauvais état, qu'on pourrait croire que c'est une force occulte, une force inconnue, bien plus puissantes qui a fait ça, et non pas la simple force d'un impact. Une force qu'on arrive à peine a parler.

Zola avec une dimension réaliste, insuffle à son récit une image humaine, qui renforce notre compassion,e t l'horreur du récit, mais avec une force incroyable, il fait de ce court une merveilles de désastres et d’effroi, devant tant d'horreur, qui vient directement nous prendre aux tripes, et les serrer. C'est là l'art de Zola, qui rend ce récit Épique, avec toute sa splendeur. Et s'impose comme l'un des maître du naturalisme.